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Santé

Maladie auto-immune : définition, cause, symptômes, traitement

Selon l’association américaine des pathologies de type auto-immune (American Autoimmune Related Diseases Association, AARDA), ces maladies affectent près de 50 millions d’Américains. Il y a pathologie auto-immune lorsque le système immunitaire, qui en principe se charge de défendre le corps contre la maladie, se met à traiter les cellules saines comme des corps étrangers. Dès lors, votre système immunitaire attaque les cellules saines de l’organisme. En fonction de leur type, la maladie auto-immune peut affecter un ou plusieurs types de tissus différents. Elle peut également entraîner une croissance anormale d’un organe, ainsi que des dysfonctionnements organiques.

Il existe près de 80 types de maladies auto-immunes. Beaucoup présentent des symptômes comparables, ce qui les rend extrêmement difficiles à diagnostiquer. Il est également possible d’avoir plus d’une de ces maladies à la fois. Elles fluctuent généralement entre des périodes de rémission (peu ou pas de symptômes) et poussées actives (aggravation des symptômes). Les maladies auto-immunes ne se guérissent pas : le traitement s’attache donc seulement à soulager les symptômes.

Les maladies auto-immunes se transmettent au sein d’une famille et 75 % des personnes affectées sont des femmes (AARDA). Les membres des communautés noire, hispanique et amérindienne présentent également un risque plus élevé de développer une maladie auto-immune.

Types

Quelques unes des pathologies auto-immunes les plus courantes :

  • polyarthrite rhumatoïde : inflammation des articulations et des tissus environnants ;
  • lupus érythémateux disséminé (ou systémique ) : affecte la peau, les articulations, les reins, le cerveau et d’autres organes ;
  • sclérose en plaques : affecte le cerveau et la moelle épinière ;
  • maladie cœliaque (ou sprue nostras) : il s’agit d’une intolérance au gluten (présente dans le blé, l’avoine et l’orge) qui entraîne des dommages à la paroi de l’intestin grêle ;
  • anémie pernicieuse : diminution du nombre de globules rouges due à une incapacité à absorber la vitamine B12 ;
  • vitiligo : plaques blanches sur la peau dues à une perte de pigmentation ;
  • sclérodermie : affection touchant les tissus conjonctifs entraînant des changements sur la peau, les vaisseaux sanguins, les muscles et les organes internes ;
  • psoriasis : pathologie cutanée entraînant rougeurs et irritations, ainsi que des plaques épaisses avec formation de squames blancs/argentés ;
  • maladie inflammatoire des intestins : groupe de pathologies intestinales affectant le côlon et l’intestin grêle ;
  • maladie (ou thyroïdite) d’Hashimoto : inflammation de la glande thyroïde ;
  • maladie d’Addison : insuffisance des hormones surrénales ;
  • maladie de Graves : hyperactivité de la glande thyroïde ;
  • arthrite réactionnelle : inflammation des articulations, de l’urètre et des yeux ; cette affection peut provoquer des plaies aux yeux et sur les membranes muqueuses ;
  • syndrome de Sjögren ; détruit les glandes salivaires et lacrymales (productrices de larmes) ; susceptible d’affecter les reins et les poumons ;
  • diabète de type 1 : destruction des cellules productrices d’insuline dans le pancréas ;

Causes

La cause des pathologies auto-immunes est inconnue. Si l’un des membres de votre famille est atteint d’une pathologie auto-immune, vous serez éventuellement davantage susceptible d’en avoir une. Il existe de nombreuses théories relatives aux facteurs déclencheurs des pathologies auto-immunes, notamment la présence de :

  • bactéries ou virus
  • drogues/médicaments ;
  • produits chimiques irritants ;
  • facteurs irritants dans l’environnement.

Symptômes

Les symptômes varient en fonction des divers types de pathologies auto-immunes. Dans la plupart des cas, ces affections entraînent fatigue, fièvre, ainsi qu’une sensation générale de malaise (la sensation d’être malade). Les symptômes s’aggravent pendant les poussées actives et se réduisent en cours de rémission.

Les pathologies auto-immunes affectent de nombreuses parties du corps. Les organes et tissus les plus couramment affectés sont notamment les suivants :

  • les articulations ;
  • les muscles
  • la peau ;
  • les globules rouges (hématies) ;
  • les vaisseaux sanguins ;
  • les tissus conjonctifs ;
  • les glandes endocrines.

Diagnostic

D’ordinaire, votre système immunitaire produit des anticorps (à savoir des protéines qui savent reconnaître et détruire des substances spécifiques) contre les facteurs d’agression de l’organisme (tels que les virus, bactéries, parasites et champignons). Si vous êtes atteint(e) d’une pathologie auto-immune, votre corps produit des anticorps contre certains de vos propres tissus. Le diagnostic d’une pathologie auto-immune implique l’identification des anticorps produits par votre organisme.

Les pathologies auto-immunes sont diagnostiquées à l’aide des examens suivants :

  • détermination du titre (ou dosage) des anticorps antinucléaires : il s’agit d’un type d’examen des auto-anticorps qui consiste à rechercher les anticorps antinucléaires qui attaquent le noyau des cellules de l’organisme ;
  • recherches d’auto-anticorps : il s’agit d’un ensemble de tests qui permettent de déterminer la présence d’anticorps spécifiques à vos propres tissus ;
  • la formule sanguine : cet examen consiste à mesurer le nombre de globules blancs et rouges dans le sang. Les résultats ainsi obtenus varient par rapport à la norme lorsque votre système immunitaire lutte activement contre quelque chose ;
  • dosage de la protéine C-réactive : la présence d’un taux élevé de protéine réactive C sérique est un signe d’inflammation dans tout le corps ;
  • détermination de la vitesse de sédimentation : cette analyse mesure indirectement le degré d’inflammation affectant l’organisme ;

Traitement

Les pathologies auto-immunes sont des conditions chroniques pour lesquelles il n’existe pas de remède. Le traitement consiste à tenter de contrôler la progression de la maladie et à réduire les symptômes, notamment au cours des poussées actives. Quelques conseils pour tenter de soulager les symptômes liés à une pathologie auto-immune :

  • avoir une alimentation saine et équilibrée ;
  • pratiquer une activité physique régulière ;
  • prendre beaucoup de repos ;
  • prendre des suppléments vitaminiques ;
  • si nécessaire, suivre un traitement de remplacement des hormones ;
  • recourir à des transfusions sanguines si le sang est affecté ;
  • si les articulations sont affectées, suivre un traitement anti-inflammatoire ;
  • prendre des médicaments antalgiques ;
  • prendre des médicaments immunosuppresseurs ;
  • suivre une physiothérapie ;
  • réduire le stress ;
  • limiter l’exposition au soleil ;
  • éviter tous les éléments déclencheurs des poussées actives.

Les thérapies alternatives suivantes peuvent également s’avérer utiles :

  • plantes médicinales ;
  • chiropraxie ;
  • acupuncture ;
  • hypnose ;

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