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Santé

Verrues génitales : définition, cause, symptômes, traitement

Les verrues génitales sont des excroissances molles qui touchent les organes génitaux. Les verrues génitales sont des infections sexuellement transmissibles dues à certaines souches du virus du papillome humain (HPV). Ces excroissances peuvent provoquer douleur, inconfort et démangeaisons. Elles sont particulièrement dangereuses chez les femmes, certaines formes du HPV étant responsables de cancers du col de l’utérus et de la vulve.

Les verrues génitales ne sont pas toujours visibles à l’œil nu. Elles peuvent être de très petite taille et de couleur chair ou légèrement plus sombres. Le sommet de ces excroissances peut ressembler à un chou-fleur. Elles sont généralement lisses ou légèrement bosselées au toucher.

Chez les hommes, les verrues génitales peuvent se manifester :

  • sur le pénis
  • sur le scrotum
  • sur l’aine
  • les cuisses
  • à l’intérieur ou autour de l’anus

Chez les femmes, les verrues génitales touchent généralement :

  • l’intérieur du vagin ou de l’anus
  • l’extérieur du vagin ou de l’anus
  • le col de l’utérus

Des verrues génitales pourront également apparaître sur les lèvres, la bouche, la langue ou la gorge d’une personne ayant eu des relations buccogénitales avec une personne infectée.

Même si elles ne sont pas visibles, les verrues génitales peuvent tout de même provoquer des symptômes (écoulements vaginaux, démangeaisons, saignements ou brûlures). Si les verrues génitales se propagent ou si leur taille augmente, cette condition peut s’avérer douloureuse et gênante.

Il existe plus de 40 types de virus du papillome humain affectant spécifiquement la région génitale. Cependant, selon les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control (CDC)), 90 pour cent des verrues génitales sont dues au virus du papillome humain HPV 6 ou HPV 11. (CDC, 2011)

Le virus du papillome humain est hautement transmissible par simple contact cutané, c’est pourquoi il est considéré comme une infection sexuellement transmissible. Toute personne sexuellement active présente un risque de contracter le virus du papillome humain. Selon l’Académie américaine de dermatologie (American Academy of Dermatology, AAD), près de la moitié des personnes ayant des rapports sexuels ont déjà contracté une infection de type virus de papillome humain. Cette infection est plus courante chez les moins de 30 ans. (AAD)

Complications

Le virus du papillome humain est la principale cause de cancer du col de l’utérus (cancer cervical, ou utérin, qui se situe dans la partie inférieure de l’utérus). Il est également susceptible de provoquer des changements précancéreux sur les cellules du col de l’utérus (dysplasie).

D’autres types de virus du papillome humain peuvent également entraîner un cancer de la vulve (organes génitaux externes chez les femmes), ainsi que du pénis et de l’anus.

Diagnostic

Votre médecin pourra effectuer un examen physique de toutes les zones où vous pensez avoir éventuellement des verrues. Les verrues étant susceptibles de s’implanter en profondeur chez les femmes, le médecin pourra devoir également procéder à un examen pelvien. Il ou elle va appliquer une solution légèrement acide qui va rendre les verrues plus visibles.

Le médecin pourra également effectuer un frottis du col de l’utérus, c’est-à-dire procéder à un prélèvement à l’aide d’un écouvillon. L’échantillon est alors transmis au laboratoire pour recherche de virus du papillome humain. Certains types de virus du papillome humain peuvent entraîner des résultats anormaux sur un frottis, ce qui signale des changements précancéreux. Si des anomalies de ce type sont détectées, le médecin pourra suggérer des dépistages plus fréquents afin d’effectuer un suivi de ces changements.

Votre médecin vous posera également des questions sur vos antécédents médicaux et votre sexualité. Il s’agira notamment des symptômes que vous subissez, ainsi que les cas éventuels de rapports sexuels non protégés (y compris de type bucco-génital).

Si vous craignez d’avoir été infecté(e) par une forme de virus du papillome humain réputée responsable du cancer du col de l’utérus, votre médecin va éventuellement procéder à une analyse d’ADN. Cette démarche va permettre de déterminer le type de souche du virus du papillome humain dont vous êtes porteur/porteuse.

Traitement

Si la partie visible des verrues génitales finit par s’en aller avec le temps, le virus ne peut en revanche pas s’éliminer de l’organisme une fois qu’il touche le flux sanguin. Plusieurs crises peuvent se produire au cours d’une vie. Il est donc important de bien prendre en charge les symptômes, afin d’éviter de transmettre le virus à d’autres personnes. Les verrues génitales peuvent être transmises à d’autres personnes, même en l’absence de verrues visibles ou d’autres symptômes.

Vous souhaiterez éventuellement traiter les verrues génitales afin de soulager la douleur, ou bien pour minimiser leur aspect. Il n’est pas possible de traiter les verrues génitales à l’aide de médicaments ou traitements en vente libre en pharmacie destinés à éliminer les verrues.

Votre médecin pourra vous prescrire des traitements topiques contre les verrues, notamment :

  • à base d’imiquimod (Aldara) ;
  • à base de podophylline et de podofilox (Condylox) ;
  • à base d’acide trichloroacétique (TCA).

Si les verrues visibles ne s’estompent pas avec le temps, il est possible que vous deviez subir une intervention chirurgicale pour les éliminer. Votre médecin pourra brûler vos verrues génitales, les éliminer par cryogénie, ou encore les retirer au laser ou à l’aide d’un scalpel.

Certains types de virus du papillome humain responsables des verrues génitales étant également associés à des cancers du col de l’utérus et à des changements précancéreux dans cette région, les femmes ayant fait l’objet d’un diagnostic de verrues génitales pourront devoir faire l’objet de frottis tous les trois à six mois après le traitement initial afin d’effectuer un suivi de l’état du col de l’utérus.

Prévention

Un vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) du nom de Gardasil permet de protéger les femmes comme les hommes des génotypes les plus courants du HPV responsables des verrues génitales. Il permet également de protéger contre certaines variantes du HPV liées au cancer de l’utérus. Un vaccin du nom de Cervarix est également disponible. Ce vaccin protège contre le cancer de l’utérus, mais pas contre les verrues génitales.

Selon la clinique Mayo, le comité conseil des CDC américains sur les pratiques de vaccination (Advisory Committee on Immunization Practices) recommande que les vaccinations enfants des deux sexes soient vaccinés contre le HPV entre les âges de 11 et 12 ans. (Mayo Clinic, 2012)

Les adultes peuvent également être vaccinés contre ce virus jusqu’à l’âge de 26 ans. Ces vaccins doivent être administrés avant le début de la vie sexuelle, le vaccin étant plus efficace s’il est effectué avant que la personne ne soit exposée au HPV.

En plus du vaccin, le port de préservatifs lors de chaque rapport va contribuer à réduire le risque de contracter des verrues génitales.

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