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Santé

L’hémorragie intracérébrale : définition, cause, symptômes, traitement

Une hémorragie intracérébrale (HIC) survient lorsque du sang envahit soudainement le tissu cérébral, endommageant le cerveau, ce qui peut présenter des symptômes semblables à ceux d’un accident vasculaire cérébral. Les hémorragies intracérébrales lobaires surviennent dans les lobes cérébraux à l’extérieur des ganglions de la base. Les ganglions de la base sont une structure située dans le télencéphale (la plus grande partie du cerveau) qui aide à développer le contrôle moteur, l’apprentissage procédural, le mouvement des yeux et la fonction cognitive.

Des symptômes semblables à ceux d’un accident vasculaire cérébral apparaissent généralement soudainement lors d’une HIC, entraînant des symptômes qui comprennent : des maux de tête, une sensation de faiblesse, un état de confusion et une paralysie, notamment d’un côté du corps. L’accumulation de sang exerce une pression sur le cerveau et l’empêche d’être oxygèné. Cela peut rapidement provoquer des lésions cérébrales et nerveuses.

Il s’agit d’une urgence médicale qui nécessite un traitement immédiat. L’hémorragie intracérébrale n’est pas aussi répandue que l’accident vasculaire cérébral ischémique (lorsqu’un vaisseau sanguin est obstruée par un caillot) mais est plus grave.

Le traitement implique généralement de subir une intervention chirurgicale pour réparer les vaisseaux sanguins lésés. Selon la localisation de l’hémorragie et la gravité des lésions, le traitement à long terme peut également comprendre des séances de physiothérapie, d’orthophonie et d’ergothérapie. La plupart des patients souffrent d’une certain invalidité permanente.

Symptômes

Les symptômes de l’HIC incluent :

  • une sensation soudaine de faiblesse, des fourmillements ou une paralysie du visage, du bras ou de la jambe, surtout si cela ne concerne qu’un côté du corps,
  • l’apparition soudaine de maux de tête violents,
  • des difficultés à déglutir,
  • des troubles de la vision touchant un œil ou les deux yeux,
  • la perte d’équilibre et de coordination, des vertiges,
  • des troubles au niveau des compétences linguistiques (difficultés à lire, à écrire, à parler et à comprendre),
  • des nausées, des vomissements,
  • une apathie, une somnolence, un état de léthargie, la perte de conscience,
  • un état de confusion ou de délire.

Il s’agit d’un état pathologique grave. Si vous manifestez ou quelqu’un près de vous manifeste les symptômes d’un accident vasculaire cérébral, composez immédiatement le 911.

Causes

Une pression artérielle élevée est la cause la plus répandue d’hémorragie intracérébrale. Chez les sujets jeunes, une autre cause fréquente est la présence de vaisseaux sanguins anormalement formés dans le cerveau. Les autres causes possibles sont :

  • un traumatisme crânien,
  • un caillot obstruant une artère dans le cerveau,
  • une rupture d’anévrisme (une fragilité d’un vaisseau sanguin qui éclate),
  • une malformation artério-veineuse (un regroupement de vaisseaux sanguins malformés dans le cerveau qui perturbe le flux sanguin normal),
  • la prise d’anticoagulants,
  • des saignements tumoraux,
  • la consommation de cocaïne, qui peut causer une hypertension grave et entraîner une hémorragie,
  • des troubles de la coagulation tels que l’hémophilie et la drépanocytose.

Tout le monde peut faire une hémorragie intracérébrale, mais le risque augmente avec l’âge. Selon la Clinique Mayfield, les hommes sont exposés à un risque plus élevés que les femmes, tout comme le sont les personnes d’âge moyen d’origine japonaise ou afro-américaine (Clinique Mayfield, 2009).

Diagnostic

Si vous présentez les symptômes d’une HIC, un examen neurologique sera effectué. Les tests d’imagerie seront utilisés pour déterminer si vous êtes en train de faire un accident vasculaire cérébral ischémique (obstruction) ou un accident vasculaire cérébral hémorragique (saignement). Les tests pour diagnostiquer une HIC peuvent notamment inclure :

une tomodensitométrie (TDM), Ce type de test crée des images du cerveau, peuvent détecter les fractures du crâne ou confirmer un saignement.

une imagerie par résonance magnétique (IRM), Ce type de test d’imagerie peut permettre à votre médecin de voir plus distinctement le cerveau afin d’identifier la cause du saignement.

une angiographie, Ce test utilise la technologie des rayons X pour prendre des clichés du flux sanguin dans une artère.

Des analyses sanguines peuvent également servir à identifier les affections du système immunitaire, les inflammations et les problèmes de coagulation qui peuvent causer des saignements dans le cerveau.

Traitement

Le traitement dans les trois heures qui suivent le début des symptômes aboutit en général à un meilleur résultat.

Une intervention chirurgicale peut soulager la pression exercée sur le cerveau et réparer les artères déchirées. En outre, certains médicaments peuvent être prescrits pour soulager les symptômes, tels que des analgésiques pour soulager les maux de tête violents. Des anxiolytiques peuvent également être nécessaires pour contrôler la pression sanguine. Si votre médecin estime que vous risquez de faire une crise épileptique, des antiépileptiques peuvent vous être prescrits.

Un traitement à long terme sera nécessaire pour surmonter les symptômes causés par des lésions au cerveau. Selon vos symptômes, le traitement pourra comprendre des séances de physiothérapie et d’orthophonie pour vous aider à recouvrer la fonction musculaire ou à améliorer vos facultés de communication. L’ergothérapie peut aider une personne à retrouver certaines compétences et une certaine indépendance en pratiquant et en modifiant les activités quotidiennes.

Complications

Selon la localisation de l’hémorragie et le temps pendant lequel votre cerveau a été privé d’oxygène, les complications peuvent comprendre :

  • une altération des compétences linguistiques,
  • un état de fatigue,
  • des difficultés à déglutir,
  • une perte de vision,
  • des difficultés à ressentir ou à bouger un côté de son corps,
  • une pneumonie,
  • des disfonctionnements cognitifs (perte de mémoire, difficultés à raisonner), une certaine confusion,
  • une inflammation du cerveau,
  • des crises épileptiques,
  • la dépression, des problèmes émotionnels.

Pronostic

Le rétablissement après une HIC varie considérablement d’un patient à l’autre et dépend de nombreux facteurs, notamment de votre âge et de votre état de santé général, la localisation de l’hémorragie et l’importance des lésions.

Certains patients mettent des mois ou des années à se rétablir. La plupart des patients ayant fait une HIC souffrent d’une invalidité à long terme. Dans certains cas, des soins vingt-quatre heures sur vingt-quatre ou en maison de repos peuvent s’avérer nécessaires. Selon l’Université de Washington Medical Center (UWM), environ 40 pour cent des patients ayant fait une HIC décèdent au cours du premier mois (UWM).

Des groupes de soutien aux personnes ayant fait un accident vasculaire cérébral peuvent aider les personnes et les familles à faire face aux soins à long terme. Votre médecin ou l’hôpital local peuvent vous communiquer des informations sur les groupes de soutien qui se réunissent à proximité de chez vous.

Prévention

Vous pouvez diminuer vos risques de faire une HIC en :

  • arrêtant de fumer,
  • traitant vos maladies cardiaques,
  • traitant votre tension artérielle élevée,
  • maîtrisant votre diabète,
  • en adoptant un mode de vie sain.

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