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Santé

La maladie inflammatoire pelvienne (MIP) : définition, cause, symptômes, traitement

La maladie inflammatoire pelvienne (MIP) est une infection des organes reproducteurs de la femme. Le bassin est situé dans le bas de l’abdomen et comprend les trompes de Fallope, les ovaires, le col de l’utérus et l’utérus. Selon l’U.S. Department of Health and Human Services, cette maladie est courante et touche environ un million de femmes chaque année aux États-Unis (HHS, 2010).

Plusieurs types différents de bactéries peuvent causer la MIP, y compris les mêmes bactéries que celles qui sont à l’origine des maladies sexuellement transmissibles (MST) comme la gonorrhée et la chlamydia. Dans les cas les plus courants, les bactéries s’introduisent d’abord par le vagin et provoquent une infection. Au fil du temps, l’infection peut se déplacer vers les organes pelviens.

Cette situation peut devenir extrêmement dangereuse, voire mortelle, si l’infection se propage dans le sang. En cas de suspicion d’une telle infection, il est important de consulter un médecin le plus rapidement possible.

Risques

En cas de chlamydia ou de gonorrhée, le risque de maladie inflammatoire pelvienne augmente. Il est toutefois possible de développer une MIP sans jamais avoir contracté de MST. Les autres facteurs susceptibles d’entraîner une maladie inflammatoire pelvienne incluent :

  • les rapports sexuels avant l’âge de 25 ans
  • les rapports sexuels avec de multiples partenaires
  • les rapports sexuels non protégés
  • l’utilisation d’un dispositif intra-utérin (DIU) pour éviter une grossesse
  • les douches vaginales
  • les antécédents de maladie inflammatoire pelvienne

Symptômes

Certaines femmes affectées par la maladie inflammatoire pelvienne ne développent aucun symptôme. Pour les autres, les symptômes peuvent être :

  • des douleurs dans le bas-ventre (symptôme le plus fréquent)
  • des douleurs dans la région abdominale supérieure
  • de la fièvre
  • des rapports sexuels douloureux
  • des mictions douloureuses
  • des règles irrégulières
  • des douleurs dans le bas du dos
  • des pertes vaginales
  • de la fatigue

La maladie inflammatoire pelvienne peut causer des douleurs légères ou modérées. Mais il peut arriver que certaines femmes ressentent des douleurs plus vives et différents symptômes tels que :

  • des douleurs vives dans l’abdomen
  • des vomissements
  • des pertes de connaissance
  • de fortes fièvres (supérieures à 38,3°C)

En cas de symptômes sévères, il est nécessaire d’appeler un médecin immédiatement ou de se rendre aux urgences. L’infection peut se propager dans le sang et atteindre d’autres parties de l’organisme. Il est primordial de garder à l’esprit que la maladie est potentiellement mortelle.

Tests

Tests

Le médecin peut être en mesure d’identifier une MIP après avoir pris connaissance des symptômes. Mais dans la plupart des cas, il prescrira des examens afin de confirmer son diagnostic. Il pourra s’agir :

  • d’un examen pelvien : un test de contrôle des organes pelviens.
  • d’un frottis du col utérin : un examen afin de vérifier la présence d’infections dans le col de l’utérus
  • d’une analyse d’urines : un examen permettant de détecter dans les urines des traces de sang, de cancers et d’autres maladies.

Après avoir collecté les échantillons, le médecin les envoie à un laboratoire.

Évaluation des dommages

Si le médecin a identifié une maladie inflammatoire pelvienne, il peut prescrire de nouveaux examens et contrôler que la région pelvienne n’a pas subi de dommages. La MIP peut causer des cicatrices sur les trompes de Fallope et entraîner des dommages irréversibles aux organes reproducteurs. Ces examens complémentaires pourront notamment inclure :

  • une échographie pelvienne : un examen d’imagerie qui utilise des ondes sonores pour créer des images des organes internes
  • une biopsie de l’endomètre : un examen ambulatoire au cours duquel le médecin prélève et examine un échantillon de la muqueuse de l’utérus
  • une cœlioscopie : un examen ambulatoire au cours duquel le médecin insère un instrument souple à travers une incision pratiquée dans l’abdomen et prend des photos des organes pelviens

Traitement

Le médecin prescrira probablement des antibiotiques afin de traiter la MIP. Dans la mesure où le médecin peut ne pas avoir identifié le type de bactérie à l’origine de l’infection, il pourra prescrire deux types d’antibiotiques différents afin de traiter plusieurs bactéries en même temps.

Après quelques jours de traitement, les symptômes peuvent avoir diminué ou disparaître. Il est néanmoins nécessaire de terminer le traitement. Arrêter prématurément le traitement peut permettre à l’infection de revenir.

En cas de maladie, de grossesse, d’impossibilité d’avaler des médicaments ou d’abcès dans le bassin (poche de pus causée par l’infection), le médecin peut faire hospitaliser la personne affectée par la maladie.

Le traitement d’une maladie inflammatoire pelvienne peut nécessiter le recours à la chirurgie. Celui-ci est toutefois rare et il n’est nécessaire qu’en cas de rupture d’un abcès présent dans la région pelvienne ou si le médecin craint qu’il n’éclate.

Les bactéries à l’origine de la MIP peuvent se transmettre par voie sexuelle. Si la personne affectée est sexuellement active, son/sa partenaire doit également être traité(e). Les hommes peuvent être des porteurs sains de bactéries causant la maladie inflammatoire pelvienne. Si le/la partenaire n’est pas traité(e), l’infection peut ressurgir.

Prévention

Il est possible de réduire le risque de MIP en :

  • veillant à avoir des pratiques sexuelles sans risque
  • passant des examens relatifs aux infections sexuellement transmissibles
  • évitant les douches vaginales
  • en s’essuyant de l’avant vers l’arrière pour empêcher les bactéries de pénétrer dans le vagin

Complications

En cas de suspicion d’une MIP, il est nécessaire de se rendre chez le médecin. D’autres problèmes tels qu’une infection des voies urinaires peuvent laisser penser qu’il s’agit d’une maladie inflammatoire pelvienne. En tout état de cause, le médecin pourra initier des examens pour détecter une éventuelle MIP et exclure tout autre problème.

Si la MIP n’est pas traitée, les symptômes peuvent s’aggraver et conduire à des complications telles que :

  • l’infécondité : incapacité de procréer
  • une grossesse extra-utérine : grossesse intervenant en dehors de l’utérus
  • des douleurs pelviennes chroniques : douleurs dans le bas-ventre causées par la cicatrisation des trompes de Fallope et d’autres organes pelviens

L’infection peut également s’étendre à d’autres parties de l’organisme. En cas de propagation dans le sang, elle peut même être mortelle.

Pronostic

La maladie inflammatoire pelvienne se traite très facilement et la plupart des femmes bénéficient d’un rétablissement total. Cependant, environ 10 à 15 % des femmes ayant eu une MIP éprouvent des difficultés à tomber enceinte (CDC, 2011). En outre, environ 9 % des femmes auront une grossesse extra-utérine, et 18 % subiront des douleurs pelviennes chroniques en conséquence de leur MIP (Berkeley County Health Department).

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